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Réussite pour Julien Conti à la Spartan Race Beast

L’athlète non-voyant Julien Conti et son binôme Claudio Alessi se sont surpassés lors de course d’obstacles de plus de 26 km sur le circuit Paul Ricard le 8 octobre 2016.

Il s’agissait là de la troisième course d’un challenge nommé « Trifecta » , qui consiste à terminer dans la même année 3 Spartan Race de respectivement 5+ km, 13+ km, 21+ km. Mais comme à chaque fois pour tester le mental et la détermination des participants, les courses sont plus longues et rudes qu’annoncées.

C’est un exploit absolument incroyable ! Il faut vivre ou imaginer la difficulté qu’éprouve une personne dite « valide » afin de terminer la course pour pouvoir comprendre ce que cela représente pour une personne non-voyante.

Grâce à son courage, sa volonté,son entraînement ainsi qu’à son binôme, Julien Conti ouvre la voie à toute personne en situation de handicap ( notamment les non-voyants car il est le premier) à venir se dépasser et repousser ses limites lors d’une Spartan Race !

Cette réussite est décrite par différents médias :

 

http://www.lemanbleu.ch/replay/video.html?VideoID=30740#

http://www.lemanbleu.ch/fr/News/Exploit-d-un-athlete-en-situation-de-handicap.html

https://www.facebook.com/no.difference.association/posts/1110449009009255

http://www.qblog.ch/fr/post/view/2229

Gigantesque : Julien Conti a gagné son pari

«Faut voir… On devrait boucler le «Beast» du Castellet entre huit et dix heures. Mais j’y crois et nous sommes plus unis et motivés que jamais». Julien Conti, l’athlète non-voyant de No Difference
envisageait avec autant de sérénité que de concentration le dernier obstacle, une épreuve de 21 kilomètres +, qui le séparait de «Trifecta» la distinction suprême des Spartan Race. En fait, il a
bouclé le parcours en… 6 h. 05 en compagnie de son binôme et ami Claudio Alessi!

Le sport outrepasse trop souvent le sens de la mesure. En termes d’exagérations; qu’elles se situent au niveau de la dithyrambe médiatique, du fric ou de l’usage de produits dopants par certains
sportifs qui oublient de plus en plus l’humilité et le respect des autres comme d’eux-mêmes. Mais là, les superlatifs deviennent justifiés, tant Julien Conti apparaît admirable dans la vie quotidienne comme sur le terrain; qui se veut le plus tourmenté possible!

Il n’empêche que notre homme se retrouve désormais au pinacle de la gloire. Sans oublier Claudio Alessi son indispensable compagnon d’aventures. Homme de cœur, immense dans sa manière de décupler ses facultés psychiques et physiques.

N’ayons pas peur des mots. Cet exploit s’inscrit parmi les plus grandes performances sportives. Comme l’avait affirmé un certain général français: «C’est beau, c’est grand, c’est généreux». Comme
quoi il reste encore un espace pour des valeurs exceptionnelles dans le sport. A plus forte raison pour des personnes en situation de handicap.

«Fatigué, mais content», lançait Claudio Alessi, diminué, qui a dû faire appel à toutes ses énormes forces intérieures pour guider son ami vers le triomphe. «Nous avons beaucoup réfléchi après que j’ai étudié le parcours complexe et ses pièges qui mesurait finalement quelque 26 kilomètres! Les organisateurs nous ont «gâtés». En allant jusqu’à disposer d’énorme blocs de glaces dans l’eau que nous devions affronter. Ca rend la performance de Julien encore plus magnifique. Et puis n’oublions pas que le Castellet fut, il y a quatre ans, la première Spartan Race européenne depuis sa création aux Etats-Unis. L’évolution vers une loi d’airain a parfaitement été suivie…», expliquait Alessi.

Au bout de tant d’efforts après une première réussie l’an dernier à Paris, puis une épreuve à Val Morel qui a compté…pour beurre, mais qui a conditionné l’approche des suivantes, Julien Conti a abordé la «Trifecta» en confiance. En terminant victorieusement à Milan, Morzine et samedi au Castellet. Pour réaliser un exploit qui restera à jamais gravé dans les annales des Spartan Race et…du sport genevois.

L’éprouvante épreuve dominée on ressent une vraie sérénité chez Julien Conti: «C’est vrai, je suis fier. Mais aussi…lessivé. D’autant que j’ai dû composer avec des douleurs au genou droit. Mais je le rappelle une fois de plus, ce succès est celui d’un binôme. Je ne serai jamais assez reconnaissant à Claudio. Qui m’a mené au terme de cette merveilleuse épopée».

Le non-voyant en oublie presque ses propres mérites: surmonter son handicap, mais aussi s’astreindre à une formidable préparation. «Au Castellet, Claudio avait établi une stratégie. Qui consistait en particulier à suivre un rythme rapide. Nous l’avons suivie à la lettre. Désormais je lui accorde le surnom suprême: l’Anticipateur », sourit Julien Conti.

Avant les honneurs ô combien mérités, les interviews à accorder aux médias internationaux et les récompenses promises par Reebok le démiurge des Spartan Race, le héros explique: «C’était très dur, mais j’ai l’impression que notre communion d’esprit m’a sublimé. J’ai ainsi franchi les pires obstacles: l’eau glacée et ses improbables bouées, une haute et piégeuse échelle, les cages métalliques et la traditionnelle boue et ses barbelées. Je suis heureux; tout simplement!», conclut Julien Conti.

Jean-Antoine Calcio

 

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